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PRISM-Sorbonne
Pôle de Recherche Interdisciplinaire en Sciences du Management
UFR de Gestion et Economie d’Entreprise – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne P
17, rue de la Sorbonne - 75231 Paris Cedex 05 http://prism.univ-paris1.fr/ Cahiers de Recherche PRISM-Sorbonne 10-33
RSE1 et développement des populations pauvres du
sud (PVD2) : Une analyse relative aux OMD3 comme
cadre d’analyse macroéconomique du
développement4.

_________________________________________________________________________________
Résumé :
Encore vacant comme champ d’analyse, la question de l’impact des pratiques de
RSE sur le développement mérite aujourd’hui d’être explorée. Nous nous intéressons dans cet
article au développement dans les PVD. En prenant les OMD comme cadre d’analyse
macroéconomique du développement, cet article vise à montrer dans une perspective
descriptive que les pratiques de RSE peuvent constituer un levier efficace et une occasion
historique d’accélérer la réalisation des OMD dans ces PVD. Notre démarche est qualitative
inductive par des études de cas multiples et s’accorde bien avec l’objectif descriptif poursuivi.
L’article fournit ainsi un premier support de réflexion sur l’impact potentiellement positif des
pratiques de RSE sur le développement.

Mots clés :
Pays du sud, développement, OMD, pratiques de RSE, impact potentiellement
positif.
__________________________________________________________________________________

1 RSE : Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises (ou Responsabilité Sociale des Entreprises). 2 PVD : Pays en voie de développement ou Pays du sud 3 OMD : Objectifs du Millénaire de Développement des Nations Unies. 4 Cet article est un extrait d’une thèse de doctorat en cours au sein du Laboratoire de recherche PRISM-Sorbonne / Université Paris 1-Panthéon Sorbonne. *Doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, PRISM- Sorbonne : denis.gnanzou@univ-paris1.fr D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 Introduction
La recherche de solution idéale à la délicate question du sous-développement dans les pays du
sud a toujours été l’apanage des seuls experts des organismes spécialisés et des institutions de
Bretton-Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International). Dans les années 80 par
exemple, la plupart de ces pays du sud en pleine crise économique et sociale avaient été
conduits par ces institutions de Bretton Woods à adopter de vastes programmes d’ajustements
structurels (PAS) afin de relancer leurs économies. Ces PAS constituaient des réformes
fortement inspirées des modèles néolibéraux qui connaissaient du succès dans les pays
développés et ont été ainsi faits comme des modèles de référence pour les pays du sud. Les
résultats obtenus n’ont pas été à la mesure des attentes, surtout dans le contexte des pays
africains et ont suscité de nombreuses contestations sociales, (Founou-Tchuigoua, 1994 ;
Soludo et Mkandawire, 1999). En 1999 également, Bartoli relevait déjà que le développement
peut rester un défi difficile à relever dans les pays du sud car d’année en année, les rapports
mondiaux sur le développement dressent le même constat : persistance de masses pauvres ;
écarts qui se creusent entre les individus, les groupes, les pays ; extension de la pandémie du
sida ; chômage et précarité de l’emploi ; recul de l’espérance de vie moyenne dans certains
pays ; insécurité environnementale ; conflits armés, (etc.), (Bartoli, 1999). Ainsi pour l’auteur,
la conclusion est claire : si des perspectives majeures de progrès peuvent s’offrir aux hommes
et si la lutte contre la pauvreté multidimensionnelle peut être menée avec succès à l’échelle
mondiale, ce n’est pas avec les programmes d’actions qui ont toujours prévalu et avec une
mondialisation soumise à l’impitoyable loi du marché qui met en péril la solidarité, cœur
invisible du développement humain. Un nouveau paradigme doit être défini, de nouvelles
stratégies doivent être proposées et l’on doit ressentir une réelle volonté politique de changer
les choses. Dans ces contextes, et parce que ce champ d’analyse est encore vacant, ce présent
article de recherche tente d’explorer le potentiel de la RSE à contribuer au développement
dans les pays du sud à travers ses meilleures pratiques. Nous rassemblons les défis au
développement que ces PVD sont amenés à relever au sein du cadre d’analyse
macroéconomique du développement, les OMD de l’ONU, que les Etats membres ont
convenu d’atteindre d’ici à 2015. Ainsi, la principale question de recherche à laquelle cet
article tente d’apporter des éléments de réponses est de savoir si à l’épreuve des OMD de
l’ONU, la RSE peut constituer un levier efficace et une occasion historique d’accélérer la
réalisation de ces OMD dans ces PVD à l’heure où ces pays recherchent en effet les voies et
moyens d’accélérer leur réalisation ?
Notre démarche est qualitative inductive par des études de cas multiples. Dans un souci de
clarté, l’article est articulé en trois parties et tente de fournir un premier support de réflexion
sur l’impact potentiellement positif des pratiques de RSE sur le développement. Une première
partie présente la RSE dans son contexte d’émergence, l’évolution du débat sur le concept et
les meilleures pratiques de RSE. Une deuxième partie présente le cadre méthodologique de la
recherche. Enfin, nous présentons dans une troisième partie, les résultats de la recherche. Les
limites et les perspectives sont discutées en conclusion.
D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 1. RSE : Contexte d’émergence, évolution du débat sur le
concept et meilleures pratiques.

1.1. La RSE, contexte d’émergence et signification

La RSE n’est pas une idée neuve. Déjà au 19e siècle, face à la paupérisation sociale des
ouvriers, certains industriels avaient compris qu’il était de leur intérêt de réinventer le contrat
social. Mais on retient aujourd’hui que le point de départ généralement admis est la
publication aux Etats-Unis en 1953 de l’ouvrage de Bowen (1953) à qui est attribuée la
paternité de la RSE, à un moment où le capitalisme américain avait pris de l’ampleur et
entraînait une dégradation de l’environnement socio-économique de la nation. Dans cet
ouvrage pionnier intitulé « Social Responsibilities of the Businessman », l’auteur incite les
hommes d’affaires à s'engager dans des démarches socialement responsables en leur
demandant de développer des politiques, de prendre des décisions et de suivre des lignes de
conduite qui répondent aux objectifs et aux valeurs qui sont considérés comme désirables
dans la société. Depuis, la signification du concept de RSE a sensiblement évolué dans le
temps et dans l’espace. La revue de la littérature permet de relever que plusieurs définitions
sont attribuées aujourd’hui à la RSE. Certaines sont d’ordre théorique issues des milieux
académiques tandis que d’autres sont d’ordre institutionnel et managérial.
Définitions données
Le concept de RSE renvoie à l’obligation pour les hommes d’affaires d’effectuer leurs politiques, de prendre leurs décisions et de suivre des lignes de conduite qui Bowen H. (1953)
répondent aux objectifs et aux valeurs qui sont considérées comme désirables dans notre société. L’idée de la RSE suppose que l’entreprise n’a pas seulement des obligations McGuire (1963)
légales ou économiques, mais qu’elle a aussi des responsabilités envers la société qui vont au-delà de ces obligations. Carroll représente la RSE comme un modèle pyramidal à quatre niveaux hiérarchiques où chaque niveau représente les responsabilités que doit assumer une entreprise à l’égard de la société à un moment donné parce qu’en assumant ces responsabilités, l’entreprise répond aux attentes de la société à son endroit. Chacun de ces niveaux dépend de celui qui le précède. Le premier niveau, et c’est le niveau sur lequel reposent les autres, représente les responsabilités économiques de l’entreprise (être profitable tout en fabriquant des produits Carroll A. (1979).
respectant des normes de qualité et de sécurité) ; Le second niveau correspond aux responsabilités légales (obéir aux lois, respecter les règles du jeu du marché) ; Le troisième niveau correspond aux responsabilités éthiques (obligation de faire ce qui est droit, juste et loyal; éviter de causer du tort) et enfin le quatrième niveau correspond aux responsabilités philanthropiques (être une bonne entreprise citoyenne, contribuer au développement de la communauté locale, améliorer la qualité de vie, agir avec bienfaisance et charité). Pour Jonas, le « Principe de responsabilité » consiste à agir de façon que les Jonas H. (1990).
actions ne soient pas destructrices pour les possibilités de vie future sur terre ». D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 Définitions institutionnelles et managériales. Institutions et Organisations.
Définitions données
Le CED dans une publication en date de 1971 représente la RSE à travers trois cercles concentriques où le premier cercle intègre les responsabilités économiques élargies, c’est-à-dire la production de bien et services mais aussi le maintien des emplois ; le second cercle renvoie à la prise en compte des normes et valeurs sociales telles que CED Committee for Economic
l’information des consommateurs, le respect de l’environnement, Development (1971)
l’amélioration des conditions de travail ; enfin, le troisième correspond aux nouvelles responsabilités qui émergent, visant à une plus grande implication du monde des affaires dans son environnement écologique et social, notamment, la lutte contre la pauvreté, le mécénat, la citoyenneté. La CCE a adopté une définition du concept de RSE « signifiant essentiellement que les entreprises décident de leur propre initiative de contribuer à améliorer la société et à rendre plus propre l’environnement. Cette responsabilité s’exprime vis-à-vis des salariés et, plus CCE Commission des
généralement, de toutes les parties prenantes qui sont concernées par Communautés Européennes (Livre l’entreprise mais qui peuvent, à leur tour, influer sur sa réussite». Dans
Vert, 2001 ; Communication,
une autre définition, elle exprime qu’ « être socialement responsable 2002, RSE).
signifie non seulement de satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aller au-delà et investir davantage dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes ». « Actions d’un organisme pour assumer la responsabilité de l’impact de L’ISO (2002) dans ses travaux
ses actions sur la société et l’environnement pour autant que ses actions préparatoires à la future norme
soient cohérentes avec les intérêts de la société et du développement internationale ISO 26000 dédiée
durable, fondées sur un comportement éthique, le respect de la loi en spécifiquement à la RSE
vigueur et les instruments gouvernementaux, et intégrées aux activités habituelles de l’organisme ».
1.2. Evolution du débat sur le concept

Aujourd’hui, la RSE suscite un intérêt croissant à travers le monde et semble irréversible. Cet
intérêt pour le concept est généralement attribuable à de nombreux facteurs. D’abord, on peut
citer les pressions de plus en plus croissantes sur les entreprises de ce qu’elles auraient entre
autres des pratiques immorales : abus de biens sociaux, corruption, fraude fiscale,
falsifications de comptes. Parmi ces pressions, on peut relever la capacité de l’opinion
publique de susciter des campagnes médiatiques à fort impact, la place importante que
prennent de plus en plus les investisseurs avec le développement des fonds éthiques ou fonds
ISR (Investissement Socialement Responsable), (Quairel et Auberger, 2004 ; Capron et
Quairel, 2007 ; Dubigeon, 2005 ; Witherell et Maher, 2001). Ensuite, il y a la prise de
conscience au sein des entreprises que par le biais de la RSE, elles peuvent apporter leur
pleine contribution à la mise en œuvre de la problématique du Développement Durable1 aux
1 Le Rapport Brundtland de 1987 de la Commission des Nations Unies sur l'environnement et le développement, (ONU, Rapport Brundtland, 1987), définit le Développement durable comme un mode de développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 enjeux planétaires comme le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité et que cette contribution peut se révéler particulièrement efficace, aux cotés des autres acteurs, notamment les acteurs publics. Enfin, on relève aussi que pour les entreprises la RSE constitue un enjeu stratégique dont la négligence peut avoir incontestablement un impact considérable sur leur compétitivité à long terme dans un environnement des affaires qui est devenu plus que jamais complexe, en perpétuelle mutation, avec l’apparition de nouveaux acteurs de plus en plus incontournables et qui s’interrogent sur leurs activités. Ici par exemple, c’est le risque de réputation et le risque juridique qui sont très souvent cités par les entreprises et ces dernières chercheraient à les maîtriser. (Capron et Quairel, 2007). Par ailleurs, l’intérêt pour la RSE ne se limite plus aux cercles universitaires ou économiques et bénéficie maintenant d'une audience médiatique croissante : quotidiens et magazines lui consacrent régulièrement articles, dossiers et débats. Cette reconnaissance s'inscrit dans un processus d’institutionnalisation notable dont la RSE fait l’objet à travers le monde (Le Bas et Dupuis, 2005 ; Cazal, 2005; Schmidt et Hurault, 2004 ; Schmidt, 2004). Le relais des institutions est déterminant pour faire évoluer les pratiques par l'élaboration progressive d'un cadre qui impose des exigences sociales et culturelles, et incite les entreprises à assumer des responsabilités nouvelles. Celles-ci doivent donc apprendre à paraître selon les critères convenus pour assurer leur légitimité, cette dernière étant « l’impression partagée que les actions sont désirables, convenables ou appropriées par rapport au système socialement construit des normes, de valeurs ou de croyances sociales » (Suchman, 1995). Selon Brodhag (2006), la RSE constitue aujourd’hui une notion dont les contours appartiennent de moins en moins aux théoriciens, mais de plus en plus aux instances de négociation nationales et internationales. Cette institutionnalisation conduit les entreprises à adopter une démarche de RSE, sans que soit tranchée la question de son efficience (Rubinstein, 2006). Au niveau européen par exemple, depuis le Conseil européen de Lisbonne en Mars 2000, dont l’objectif stratégique est de faire de l’Union, d’ici 2010, l’économie la plus compétitive et la plus cohésive du monde, la RSE est devenue une priorité politique pour l’Union européenne. Ainsi, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de faire appel spécialement au sens des responsabilités des entreprises en leur demandant de contribuer à ce nouvel objectif stratégique de l’Union. Un livre vert a été édité : « Livre vert, promouvoir un cadre européen pour la Responsabilité Sociale des Entreprises », (CCE, Livre vert, 2001) et d’autres travaux ont suivi. En France, le pays est particulièrement actif au plan législatif : des dispositifs contraignants sont accompagnés de mécanismes institutionnels favorisant la concertation et, tout particulièrement, le dialogue social. L’ensemble vise à organiser un cadre légal et institutionnel de la RSE bâti sur les trois piliers économique, social et environnemental du Développement Durable, qui n’ignorent pas la relation Nord-Sud. En effet, la RSE est intégrée au chapitre des réflexions sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) qui ont fait l’objet d’une loi, appelée la « loi NRE de Mai 2001 ». L’article 116 de cette loi impose aux entreprises de droit français cotées sur un marché réglementé un certain nombre de critères et indicateurs sociaux et environnementaux, d’ordre qualitatif et quantitatif. Cela va des émissions de gaz à effet de serre à l’égalité professionnelle entre hommes et femmes en passant par l’insertion des personnes handicapées. Ces critères et indicateurs doivent apparaître dans leurs rapports de gestion (ou rapport de développement durable). Egalement, depuis quelques années, les organisations internationales notamment l’ONU, l’OCDE et l’OIT se sont elles aussi saisies de la RSE avec un engagement formel en sa faveur les leurs. Ce rapport servira plus tard de travail de base et sera consacré au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 92 qui lie définitivement les questions d’environnement et de développement. De ce Sommet émaneront les propositions de l’ « Agenda 21 », « le chiffre 21 » faisant référence au 21e siècle. Concrètement, l’on essaie de promouvoir un autre modèle de développement qui tenterait de concilier trois piliers : l’efficacité économique, le progrès social et la préservation de l’environnement. D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 et tentent de l’institutionnaliser au niveau mondial. Des normes et principes de comportement
sont ainsi définies et visent un discours universaliste sur le concept correspondant à la réalité
d’une économie mondialisée2 dont on cerne encore difficilement les concours vu les
profondes mutations qu’elle engendre sur tous les plans. Ces normes et principes apparaissent
comme les fondamentaux en matière de RSE et devraient guider, selon ces organisations
internationales, toutes les entreprises à travers le monde, indépendamment des contextes
nationaux. L’ONU a développé le Global Compact3. L’OCDE a érigé les principes directeurs4
à l’usage des grandes entreprises. L’OIT s’appuie sur la déclaration sur les multinationales et
la politique sociale et aborde les questions de l’emploi, la formation, les conditions de travail
et les relations professionnelles. Ces recommandations internationales n’ont pas encore de
portée contraignante. Au delà des bonnes intentions, la question demeure de concevoir les
attributions et les modalités d'exercice du pouvoir qui permettront à des instances
internationales de contrôler la mise en œuvre effective de ces principes. Les obstacles
politiques, sociologiques et culturels sont encore nombreux pour y parvenir.
1.3. RSE et meilleures pratiques

Les différentes définitions et l’évolution du débat sur le concept ci-dessus présentées nous
conduisent à dire globalement que la RSE questionne aujourd’hui l’entreprise sur ses finalités
et son rôle dans la société et prend appui sur la problématique du Développement Durable. En
effet, traditionnellement l’entreprise est considérée comme une unité économique et sa
première mission est de bien veiller à sa rentabilité, à sa profitabilité, garante de sa durabilité
(MEDEF-Vademecum, 2006 ; OIE, 2003). Les modèles contractualistes de l’entreprise tels
que la théorie des droits de propriété (Alchian et Demsetz, 1972), la théorie des coûts de
transaction (Coase, 1937 ; Williamson, 1975) et la théorie de l’agence (Jensen et Meckling,
1976), posent effectivement le postulat selon lequel toutes les décisions de l’entreprise
doivent converger vers une finalité stratégique précise qui est celle de la création de valeur
pour l’actionnaire, les rapports de l’entreprise avec son environnement, dans sa globalité, se
limitant strictement au respect des lois qui constituent les règles du jeu du marché.
L’entreprise ne doit avoir d’autres objectifs que son développement, en éliminant tout ce qui
peut entraver sa compétitivité. Dans cette conception, c’est à l’Etat et au pouvoir politique
d’organiser la société pour que les citoyens puissent tirer profit de l’économie de marché. Les
grandes questions soulevées par la RSE telles que la solidarité, la protection sociale, la
protection de l’environnement, les droits de l’homme sont du ressort du politique, et non de
l’économique. Présentés comme la nouvelle révolution industrielle et managériale, (Rosé et
Chauveau, 2003; Laville, 2002-2007), les deux concepts Développement Durable et RSE
2 Selon la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation de l’OIT (OIT, Rapport 2004), le terme « mondialisation » est devenu courant dans les années 90. Aujourd’hui, elle est synonyme de développement des interdépendances et d’accroissement de la circulation de biens, de services, de capitaux, etc., à l’échelle mondiale. 3 Annoncé par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu en janvier 1999 à Davos (Suisse), le Global Compact, ou Pacte mondial, invite les entreprises à adopter dix principes universels organisés autour de quatre rubriques que sont les droits de l’homme, les normes de travail, l’environnement et la lutte contre la corruption dans l’esprit d’un « développement responsable et durable ». Pour en savoir plus : www.unglobalcompact.org 4 Ces Principes visent à inciter les entreprises à adopter un comportement responsable dans les domaines environnemental et social. Leur dernière révision, en 2000, a permis d’en préciser les contours et d’intégrer plus formellement la RSE. Ils couvrent désormais toutes les normes de l’OIT et de nouvelles recommandations ont été formulées concernant la transparence, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption et la protection des consommateurs. D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 tentent aujourd’hui de formaliser une nouvelle conception de la gestion de l’entreprise capitaliste qui permet de sortir du dialogue singulier actionnaire/manager pour tenir compte de l’environnement élargi de l’entreprise ou de toutes les parties prenantes de l’entreprise. L’entreprise devrait donc désormais déployer des stratégies industrielles et commerciales qui intègrent les principes de Développement Durable et de RSE. Ainsi les objectifs de production et de profit ne devraient-ils pas seulement respecter les lois qui constituent les règles du jeu du marché, mais aussi préserver l’environnement, respecter les droits de l'homme, garantir les normes fondamentales de travail aux salariés. La RSE conduit également les entreprises à participer directement, par leurs investissements au développement économique des territoires où elles sont implantées, à contribuer à l’amélioration de la qualité de vie qui y règne, des infrastructures (de communication, de transport, etc.). Par exemple, dans ses débuts aux Etats-Unis dans les années 50, différents arguments avaient été invoqués pour justifier la RSE notamment les arguments selon lesquels le savoir-faire technique et organisationnel souvent considérable des entreprises constituent un réservoir de ressources dont la société ne peut plus se passer, devant l’échec de l’Etat face aux fléaux sociaux qu’il n’est plus capable d’endiguer seul, notamment, la pauvreté ou l’analphabétisme. De nombreuses entreprises s’engagèrent ainsi dans des programmes d’aide publique. Certaines s’efforçaient de réhabiliter à leurs frais des centres villes tombées dans la misère, pendant que d’autres tentaient d’aider des chômeurs inemployables à se réinsérer sur le marché du travail par le biais d’une formation minimale, (Pasquero, 2005). En conclusion, à travers la revue de la littérature, nous pouvons dire que la RSE peut avoir des conséquences macroéconomiques importantes en termes de contribution effective au développement. Malheureusement, ce champ d’analyse est encore vacant dans les travaux académiques, surtout au niveau des PVD sur lequel porte cet article. Ce constat des limites des travaux sur la RSE justifie notre présent article de recherche qui s’inscrit globalement dans une perspective descriptive. 2. Le cadre méthodologique de la recherche

La méthodologie appliquée est qualitative inductive par des études de cas multiples. Mais
d’abord, pour appréhender le potentiel de la RSE à contribuer au développement dans les
PVD, la définition d’un cadre d’analyse macroéconomique du développement s’avère
nécessaire et permet ainsi d’avoir un référentiel qui puisse servir de base de réflexion sur
l’impact des pratiques de RSE sur le développement. Le cadre OMD a été choisi car les OMD
rassemblent aujourd’hui tous les défis au développement que les PVD sont amenés à relever.
Finalement, notre analyse revient à appréhender si à l’épreuve des OMD, la RSE peut
constituer pour les PVD un levier efficace et une occasion historique d’accélération la
réalisation de ces OMD à l’heure où ces pays recherchent en effet les voies et moyens
d’accélérer leur réalisation.
2.1. Présentation du cadre d’analyse macroéconomique du développement, les OMD de
l’ONU

Pour engager le 21e siècle sous de bons auspices, les Etats membres des Nations-Unies ont
convenu de huit objectifs essentiels à atteindre d’ici à 2015. Ces huit objectifs ont été adoptés
lors du Sommet du Millénaire5 de septembre 2000 au Siège des Nations Unies à New York.
5 http://www.un.org/french/millenaire/sommet.htm D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 Appelés Objectifs du Millénaire de Développement (OMD)6, ces objectifs constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur. Parmi ces objectifs, nous avons : Objectif 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim : Il s’agit en effet, de réduire de
moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour ; de réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim ; Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous : Il s’agit de donner à tous les
enfants, garçons et filles, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires ; Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes : Les
pays décident d’éliminer toutes les disparités entre les sexes dans les enseignements primaires et secondaires de 2000 à 2005, et si possible, à tous les niveaux de l’enseignement en 2015, au plus tard, surtout que dans trop de pays, les filles sont des laissées pour compte ; Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile : Ici, il s’agit de réduire de deux tiers le
taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ; Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle : Les pays décident de prendre des
mesures pour réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle ; Objectif 6 : Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies : A ce
niveau, il s’agit pour les pays de prendre des mesures efficaces pour stopper la propagation du VIH/Sida et commencer à inverser la tendance actuelle. Il en est de même pour le paludisme et d’autres grandes maladies ; Objectif 7 : Assurer un environnement durable : Pour l’ONU, « assurer un
environnement durable » signifie exploiter intelligemment les ressources naturelles et protéger les écosystèmes complexes dont dépend la survie de l’humanité. Ainsi, les pays décident d’intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et tentent d’inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ; Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement :
Enfin, par rapport à ce dernier objectif, les pays décident de poursuivre la mise en place d’un
système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles, prévisible et non
discriminatoire. Cela suppose un engagement en faveur d’une bonne gouvernance, du
développement et de la lutte contre la pauvreté, aux niveaux tant national qu’international.
Pour l’ONU, la réalisation de cet objectif suppose l’application de programmes renforcés
d’allégement de la dette des pays pauvres très endettés, l’annulation des dettes bilatérales
envers les créanciers officiels, et l’octroi d’une aide publique au développement plus
généreuse aux pays qui démontrent leur bonne volonté de lutter contre la pauvreté. En outre, il
faut soutenir particulièrement la consolidation de la démocratie en Afrique et aider les
Africains dans la lutte qu’ils mènent pour instaurer une paix et un développement durables et
éliminer la pauvreté, afin d’intégrer ce continent dans l’économie mondiale. Les nouvelles
technologies ne sont pas en reste. Les concernant, il est souhaité, en coopération avec le
secteur privé, de mettre les avantages des nouvelles technologies, en particulier des
technologies de l’information et de la communication à la portée de tous.
2.2. Une méthodologie qualitative inductive de recherche

Notre démarche est qualitative inductive par des études de cas multiples et s’accorde bien
avec l’objectif descriptif dans lequel s’insère cet article. En effet, contrairement à un
processus déductif qui est privilégié lorsqu’un phénomène inspire un mode de
conceptualisation ou une théorie susceptible de l’expliquer, le processus inductif est
particulièrement approprié pour l’exploration d’un phénomène peu connu comme c’est le cas
ici et permet au chercheur de laisser parler le terrain, de laisser venir à lui toutes les
6 http://www.un.org/fr/millenniumgoals/
D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 informations susceptibles d’éclairer le phénomène d’intérêt, (Martinet et alii, 1990 ; Wacheux, 1996 ; Symon et Cassel, 1998). En outre, pour Yin, l’étude de cas est particulièrement adaptée lorsque les recherches visent un objectif descriptif ou exploratoire qui porte sur des phénomènes nouveaux ou peu exploités, (Yin, 2003). Pour le déroulement d’une étude de cas, Eisenhardt (1989) et Yin (2003) relèvent que le chercheur peut procéder par observation directe ou participative, par des entretiens surtout semi-directifs à l’aide de guides d’entretiens souples et thématiques, par collecte documentaire ou par des questionnaires. Dans cette recherche, nous avons procédé par des études documentaires. Ces dernières ont consisté, à l’instar de Mathieu le Roux et Sylvain Darnil7, à parcourir quelques publications officielles d’entreprises (documents écrits et informations sur sites institutionnels) afin d’identifier ces entreprises qui ont décidé d’organiser de façon très spécifique, dans des documents officiels, leurs initiatives de RSE dans le sens des OMD. 3. Résultats de la recherche et discussions

Lors des études documentaires, deux entreprises ont attiré notre attention par rapport aux
objectifs poursuivis et ont été choisies pour illustrer nos analyses. Mais avant la présentation
de nos deux entreprises, se pose la question même de l’état des progrès réalisés au niveau des
OMD dans les PVD, cinq ans avant le bilan en 2015.
3.1. Les OMD, des objectifs à l’avenir incertain dans les PVD

Une évaluation quantitative détaillée8 des progrès réalisés dans les pays du sud, surtout
Africains, montre que malgré quelques satisfactions, les tendances enregistrées dans la plupart
des pays du sud ne permettront pas de réaliser les OMD d’ici à 2015 comme convenu.
(Rhazaoui et alii, 2005). On relève que les résultats sont ainsi car de nombreux engagements
pris par les différents pays n’ont pas été honorés : d’un côté, on a des pays développés qui
n’arrivent pas à tenir leurs engagements en matière d’aides au développement car eux-mêmes
sont pris de plus en plus dans des déficits budgétaires croissants, surtout avec la crise
financière internationale. De l’autre côté, on a aussi des pays du sud qui n’ont pas non plus
apporté grande innovation au niveau de leur gouvernance sur tous les plans, en plus des
contraintes liées au remboursement du service de leur dette. D’ailleurs, dans une publication
de l’OCDE en 2006, (OCDE, Outil de sensibilisation, 2006), cette dernière démontre par
exemple que la plupart des pays en développement, surtout africains, sont des zones à déficit
de gouvernance où les autorités n’arrivent pas à assumer leurs responsabilités. Pour cette
organisation internationale, ces manquements de la puissance publique engendrent de
profondes carences au niveau des institutions politiques, économiques et civiques qui, à leur
tour, créent les conditions d’une corruption endémique, avec une absence même de punition,
et bloquent le développement économique et social. Déjà en 1996, le Président de la Banque
7 Mathieu le Roux et Sylvain Darnil, (2005), « 80 Hommes pour changer le monde / Entreprendre pour la
planète », Editions JC Lattès. Prix littéraire des droits de l’homme 2005. Les auteurs, pendant quinze mois, ont
parcouru la planète à la recherche de ces entrepreneurs exceptionnels qui entreprennent pour la planète.
8 Quelques résultats observés au plan africain : En ce qui concerne la pauvreté, le nombre de personnes démunies
a augmenté depuis 1990 dans plus du tiers des pays où les études ont été menées. La fragilité du secteur agricole,
la faible diversification des secteurs productifs, le taux élevé et persistant du chômage, le déficit de services
sociaux élémentaires, le bas niveau des revenus et la faible compétitivité ont souvent sapé profondément les
efforts de réduction de la pauvreté. Par ailleurs, les politiques économiques n’ont pas été favorables aux pauvres
là où les disparités entre les revenus sont fortement marqués. Concernant la santé maternelle, les chiffres de la
mortalité maternelle sont extrêmement élevés. Pour les pays étudiés, le ratio de mortalité maternelle dépasse 800
pour 100 000 naissances. (Rhazaoui et alii, 2005).
D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 mondiale, James Wolfensohn, faisait de la lutte contre la corruption une priorité de l'agenda
de la Banque Mondiale et déclarait ouvertement que la banque a identifié la corruption
comme l'unique grand obstacle au développement économique et social. Egalement en Mars
2002, lors de la Conférence des Nations-Unies sur le financement du Développement de
Monterrey9, une succession de ministères de pays donateurs ont rejoint la Banque mondiale et
les fonctionnaires du Fonds monétaire international pour déclarer unanimement que la
corruption est l'ennemi du développement surtout lorsqu’elle devient une question culturelle.
Pour Peter Eigen, Président de Transparency International (TI), là où règne la corruption, les
aspirations au développement resteront un rêve inaccessible. En effet, l’Indice de Perception
de la Corruption (IPC) publié chaque année par son organisation ne cesse de confirmer la
forte corrélation positive existant entre les niveaux de corruption et de pauvreté et l’on voit
toujours que la plupart des pays du sud, surtout africains, sont au bas du classement. La
plupart de ces pays du sud sont des pays gangrénés par la corruption. Les ravages de cette
dernière ne cesseront de compromettre la lutte contre la pauvreté et de menacer la réalisation
des OMD si les décideurs politiques et les acteurs économiques de tout bord dans ces pays du
sud ne remettent pas les valeurs éthiques et de responsabilité au cœur des processus de
développement et des comportements, tout en dirigeant avec une plus grande sensibilité
sociale.
Dans ce contexte incertain de réalisation des OMD dans les PVD se pose alors la question des
éventuels leviers efficaces que l’on peut actionner afin d’accélérer la réalisation de ces OMD.
En tenant compte du débat qui entoure la RSE et de ses meilleures pratiques, nous nous
apercevons que ces défis au développement (corruption, dégradation de l’environnement, etc.)
que les pays du sud sont amenés à relever sont au cœur des préoccupations de la RSE. Ainsi
nous relevons que le développement dans les PVD aurait beaucoup à gagner d’une
responsabilisation sociale des entreprises ou d’un renforcement des pratiques de RSE.
Autrement dit, à l’épreuve des OMD, les PVD peuvent aujourd’hui tenter d’explorer le
potentiel de la RSE.
Les initiatives de RSE dans le sens des OMD de nos deux entreprises, le groupe Nestlé du
domaine de l’agroalimentaire et les entreprises du médicament, permettent d’illustrer nos
propos. Leurs initiatives permettent d’appréhender le potentiel de la RSE à contribuer au
développement dans les pays du sud, un potentiel dont il s’avère nécessaire d’explorer.

3.2. Nestlé et ses initiatives de RSE en faveur des OMD.

Bien qu’il soit difficile aujourd’hui de quantifier l’impact total de Nestlé sur les OMD,
certaines de ses contributions sont évidentes. En outre, ce qui est remarquable et que nous
tentons de mettre en exergue, c’est cette décision même d’organiser les initiatives RSE de
l’entreprise dans le sens des OMD. Dans les tableaux ci-dessous sont présentés un aperçu des
contributions de Nestlé aux OMD dans le contexte africain, par objectif10.
Objectif 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim : Nestlé y contribue
abondamment en proposant des aliments nourrissants et abordables, en fournissant des emplois et en offrant des opportunités économiques aux entrepreneurs. L’entreprise emploie directement 11500 personnes en Afrique et entretient quelque 50000 emplois supplémentaires 9 http://www.un.org/french/ffd/pressrel/22apress.htm 10 Rapport intitulé “L’engagement de Nestlé en Afrique” (Pages 50-51) : http://www.nestle.com/Resource.axd?Id=F64E7937-3D10-4C10-97C5-EB8550E193EC D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 dans la chaîne d’approvisionnement. Quelques contributions sociales et communautaires au niveau de quelques pays : Objectif 1.
En Afrique du Sud
au Nigeria
Contribution
de Nestlé
Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous : Nestlé propose des
programmes d’éducation et de formation de base à ses collaborateurs et coopère avec sa future force de travail en soutenant les écoles des communautés environnantes. Quelques contributions sociales et communautaires au niveau de quelques pays : Objectif 2.
En Egypte
En Afrique du Sud
Contribution
de Nestlé
zone rurale, et en particulier des environnant Pretoria. Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes :
Nestlé encourage l’égalité des sexes et l’autonomisation dans ses pratiques d’embauche, de formation et de promotion, et soutient nombre de projets pour l’autonomisation des femmes. Quelques contributions sociales et communautaires au niveau de quelques pays : Objectif 3.
Au Cameroun
En Afrique du Sud
Contribution de
Soutien de la célébration nationale de encourage l’industrie familiale pour les Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile : La mortalité infantile résulte en premier
lieu de la pauvreté, du manque de nourriture, du faible niveau d’éducation des mères et des mauvaises conditions sanitaires traités par les objectifs 1, 2, 3, 5, 6 et 7. Outre les contributions de Nestlé dans ces domaines, l’entreprise soutient les projets spécifiques suivants dans quelques différents pays ci-dessous : Objectif 4.
En Côte d’Ivoire
Au Cameroun
En Ethiopie
Contribution
de Nestlé
Objectif 5: Améliorer la santé maternelle : Comme pour l’objectif 1, Nestlé
participe à cet objectif en favorisant le développement économique et en contribuant à améliorer les systèmes de santé ainsi que l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires. Quelques contributions sociales et communautaires : Objectif 5.
En Afrique du sud
En Afrique du Sud
Contribution de
EcoLINK et d’eau potable destinés à 105000 Objectif 6: Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies : Nestlé
donne accès des soins médicaux et de l’éducation en matière de santé à ses 11500 D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 collaborateurs et à leurs familles. L’entreprise assure notamment une couverture médicale à tous ses collaborateurs à plein temps ainsi que des interventions spécialisées sur le VIH/SIDA, tel que son programme « Managed Intervention Programme en Afrique du Sud ». Quelques contributions sociales et communautaires dans quelques pays : Objectif 6.
Au Nigéria
En Afrique du sud
Au Sénégal
Contribution
de Nestlé
Objectif 7 : Assurer un environnement durable : Nestlé reconnait que sa plus
importante contribution passe par la gestion de sa chaîne d’approvisionnement et de ses activités de production. Ainsi, ses principaux indicateurs de performance environnementale ne cessent de s’améliorer. Ses initiatives en matière de développement durable concernant le cacao, le café, le manioc, le soja et le dolique constituent également des efforts importants. Quelques contributions sociales et communautaires dans quelques pays : Objectif 7.
Au Nigéria
En Afrique du sud
Contribution
de Nestlé
Objectif 8 : Mettre en place un partenariat global pour le développement : Nestlé
participe activement à des forums réunissant divers partenaires commerciaux,
gouvernementaux, ONG, communauté des Nations Unies et autres afin de soutenir des
objectifs de développement communs et un commerce plus libre. Par exemple, Nestlé est
membre fondateur de « Initiative pour une agriculture durable (Sustainable Agriculture
Initiative) » ; de même que l’entreprise est membre du Conseil « Fédération internationale des
Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ».
3.3. Les entreprises du médicament et leurs initiatives en faveur des OMD

Bien qu’elles constituent des entreprises commerciales et que la recherche continue de profit
n’est guère contestable, les laboratoires pharmaceutiques ou les entreprises du médicament
tentent aujourd’hui de prendre la mesure de leur mission de santé au service de la société.
Depuis 2005, elles ont engagé, à l’initiative de la commission de la communication et des
partenariats du Leem11, une démarche fédératrice des actions de RSE construites au service du
secteur. Un groupe de travail composé de plusieurs représentants des entreprises en charge
d’affaires publique, de communication et de développement durable est à l’origine de la
publication fin 2005 de leur premier bilan de responsabilité sociale. Ce qui est remarquable
par ailleurs, c’est que ces entreprises du médicament se reconnaissent dans les OMD en
identifiant que parmi les huit OMD, trois ciblent spécifiquement la santé et visent à réduire la
mortalité infantile (objectif 4), améliorer la santé maternelle (objectif 5), combattre le sida, la
malaria et d’autres maladies (objectif 6). Ainsi ont-elles décidé de contribuer à l’amélioration
des conditions d’accès aux médicaments essentiel au plus grand nombre dans les pays du sud.
Ce comportement volontariste se manifeste par différents moyens d’intervention dont nous
citons quelques uns ci-dessous :
11 Leem : Les Entreprises du Médicament. http://www.leem.org/medicament/responsabilite-societale-des-entreprises-rse-1349.htm D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 Les dons de produits pharmaceutiques restent le principal moyen d’action de
l’industrie pharmaceutique. L’APOC, Programme africain de lutte contre l’onchocercose, lancé par Merck & Co depuis 1987 et renforcé aujourd’hui en est un exemple emblématique12. L’application de prix préférentiels, constitue un véritable changement dans la
politique stratégique des laboratoires. Là où les budgets alloués à la santé publique sont trop faibles pour assumer le coût des traitements, le prix des médicaments est indexé sur le pouvoir d’achat des habitants. Cette politique connue sous le concept d’«equity pricing» vise à fixer les prix des médicaments à un niveau « juste, équitable et abordable ». La cession des droits d’exploitation. Bien que les laboratoires soient très attachés à
l’intégrité du système de brevets, certaines firmes se montrent favorables à des dérogations dans des conditions très spécifiques. Dans les pays à faible revenu, l’OMS recommande aux firmes pharmaceutiques de ne pas déposer de brevets ou de concéder des licences volontaires afin de favoriser l’accès à leurs médicaments13. Roche s’est ainsi engagé à ne déposer aucun brevet dans tous les 50 pays désignés par la CNUCED comme les moins avancés14. Le transfert de technologie est probablement l’initiative la plus prometteuse pour
faciliter l’accès au médicament, bien qu’elle reste sous-exploitée. Il consiste à relayer au
niveau local le savoir-faire et les connaissances des entreprises occidentales afin de
promouvoir les capacités de recherche et de production des laboratoires nationaux. Le
transfert de technologie s’inscrit ainsi dans une véritable logique de coopération, impliquant
une appropriation des procédés de production par l’industrie locale.
Conclusion, limites et perspectives
Pour écrire cet article, nous nous sommes posés la question de savoir si à l’épreuve des OMD
de l’ONU, la RSE peut constituer un levier efficace et une occasion historique d’accélérer la
réalisation de ces OMD dans les PVD à l’’heure où ces pays recherchent en effet les voies et
moyens d’accélérer leur réalisation. L’article voudrait fournir un premier support de réflexion
sur l’impact potentiellement positif des pratiques de RSE sur le développement en prenant
comme cadre d’analyse macroéconomique du développement, les OMD de l’ONU. Les
différents résultats ci-dessus peuvent permettre de répondre à notre question de recherche par
l’affirmative, bien que notre travail présente des limites au niveau méthodologique. Mais afin
d’optimiser cette contribution de la RSE à la réalisation des OMD, deux voies peuvent être
explorées. La première voie tourne autour des mesures à prendre par les pouvoirs politiques
notamment des mesures en termes d’avantages fiscaux afin d’inciter à une plus grande
responsabilisation sociale des entreprises. La deuxième voie consiste à voir dans quelle
mesure l’on peut insérer les initiatives RSE en faveur des OMD dans un cadre institutionnel
afin d’espérer profiter des travaux relatifs aux théories néo-institutionnelles. En effet, les
théories néo-institutionnelles analysent l’influence des institutions sur les pratiques de gestion
des organisations. Pour ces théories, les organisations adoptent des structures et des pratiques
12 L’onchocercose, dite maladie des rivières, est provoquée par les piqûres de mouches noires, qui entraînent à terme la cécité. En 1987, Merck & Co a annoncé la distribution gratuite de Mectizan (ivermectine), seul produit thérapeutique traitant l’onchocercose. La distribution du produit est assurée et encadrée par l’OMS, la banque mondiale, l’Unicef et les communautés locales en Afrique, en Amérique Latine et au Yemen, auprès de 60 millions de personnes. Depuis 1996, Mectizan est aussi distribué en prévention de la filariose lymphatique auprès de 50 millions de patients. GlaxoSmithKline apporte également sa contribution à l’Alliance mondiale de lutte contre la filariose parrainée par l’OMS, en faisant don des quantités nécessaires de son médicament l’albendazole. 13 Rapport de la CIPIH, Santé publique, innovation et droits de propriété intellectuelle, OMS 2006, p.121-122 14 Roche, Sustainability Report 2004, CARE – Partnerships to develop sustainable healthcare for HIV/AIDS in Africa, p.9 D.Gnanzou / Cahiers De Recherche PRISM-Sorbonne / CR 10-33 de gestion qui sont considérées comme légitimes par les autres organisations indépendamment
de l’efficience de ces pratiques, (Meyer et Rowan, 1977 ; DiMaggio et Powell, 1983). Elles
cherchent à se conformer aux normes, aux pratiques, aux valeurs et règles de leur
environnement afin d’apparaître légitimes. Pour DiMaggio et Powell, cette volonté de
conformité et la recherche de légitimité peuvent être qualifiées d’isomorphisme institutionnel
qui trouve sa source dans trois types de pressions : les pressions coercitives, les pressions
normatives et les pressions mimétiques. Adaptées à notre recherche, les pressions coercitives,
imposées par la loi et assorties de sanctions, vont contraindre les comportements et réguler les
actions des groupes qui ne partagent pas les valeurs que la société a traduites dans ses lois.
Quant aux pressions normatives, édictées en général par le milieu professionnel sans toutefois
assorties de sanctions, elles vont orienter les comportements des entreprises dans le sens des
OMD. Enfin, les pressions mimétiques vont conduire les organisations à en imiter d’autres
considérées comme des modèles. Les cas pratiques que nous avons présentés sont des
modèles et peuvent entraîner une contagion mimétique. Bien évidemment, les organisations
peuvent adopter diverses stratégies face aux pressions institutionnelles comme le démontre
Olivier (1991). Pour ce dernier en effet, quatre stratégies de réponse peuvent être adoptées par
les organisations : la stratégie de compromis, celle d’évitement, de déni et de manipulation.
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Vers une approche constructionniste de la valorisation de J.-J. Pluchart, l’entreprise « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ! » Vers un P. Ezan, M. Gollety, repérage des leviers publicitaires influençant les enfants. N. Guichard, Application au domaine alimentaire De la nécessité de prendre en considération simultanément les P. Ezan, M. Gollety, différents contextes sociaux des enfants pour comprendre leur N. Guichard, comportement alimentaire La valeur économique du brevet « bloquant » Etude exploratoire sur l’effet des dimensions de la couleur des H. Ben Miled-Chérif, sites de marque sur les préférences des enfants Gestion tribale de la marque et distribution spécialisée : le cas J.-F. Lemoine, Abercrombie & Fitch Le knowledge management et la communication financière de J.-J. Pluchart, l’entreprise : principes, leviers et mise en œuvre The impact of social and environmental variables on S.-E Gadioux performance: a panel data application to international banks Les relations entre la performance sociétale et la performance S.-E Gadioux financière des organisations : une étude empirique comparée des banques européennes et des banques non européennes Le changement organisationnel des Entreprises Socialement J.-J. Pluchart, Responsables (ESR) L’influence de la familiarité et de l’intérêt pour la catégorie de A. Sellami produit sur l’innovativité et le comportement innovateur du consommateur : une approche modérée par le bouche à oreille L'impact conjoint des variables situationnelles et individuelles A. Sellami sur les réactions du consommateur face à un nouveau produit: d'une étude exploratoire qualitative à un essai de modélisation Coordination, engagement et RSE au cœur de la quête O. Uzan, managériale du changement perpétuel De l’homo métis à l’homo academicus L’opérationnalisation du succès de carrière : intérêts et limites des méthodologies actuelle La confiance institutionnelle en question L’impact des mécanismes internes de gouvernement de H. l’entreprise sur la qualité de l’information comptable La gouvernance des entreprises socialement responsables Les mécanismes de régulation du marché du coaching : les H. Cloet conventions How R&D Competition affects Investment Choices Les stratégies d’innovation dans le commerce indépendant de J.-F. Lemoine proximité Optimal dynamic demands in commodity futures markets with a C.Mellios stochastic convenience yield Comment le site internet d’une enseigne modifie le R. Vanheems comportement de ses clients en magasin Les violences familiales : une problématique organisationnelle ? Etat de l’art sur l’harmonisation vie privée – vie professionnelle S . Kilic des salariés Les mécanismes de régularisation du marché du coaching : les H. Cloet conventions La diffusion de la fraude en entreprise, le cas de la collusion P. Jacquinot tacite Agent virtuel et confiance des internautes vis-à-vis d’un site JJ. Lemoine Web Peut-on encore lancer un programme de recherche en S. Edouard management stratégique ? Voluntary financial disclosure, introduction of IFRS and the setting of a communication policy: An empirical test on SBF RSE et développement des populations pauvres du sud : Une analyse relative aux OMD comme cadre d’analyse macroéconomique du développement.

Source: http://prism.univ-paris1.fr/New/cahiers/CR10-33.pdf

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